lundi 28 mai 2007

Inauguration

Je me demande ce que je dois vous raconter, ou de vieilles histoires, ou des inventées...
Pourquoi pas les deux, pourquoi pas...











Des bruits toujours ces bruits. Je suis cernée, totalement encerclée. Ils passent par chaque courant d’air, ils courent jusqu’à mon cerveau et tapent sans cesse de toutes leurs forces...

Du jour au lendemain, ils sont restés. Leur omniprésence m’a fait peur, au début. Puis au fur et à mesure, l’unique idée qu’ils me quittent un jour me terrifia. Ces bruits étaient devenus mes plus grands et fidèles amis. Je pouvais discerner tour à tour les mots d’amour qu’ils me susurraient ou les blagues incroyables qu’ils inventaient pour moi. Je n’en aimais pas un plus que les autres, non, ils formaient une entité déformable à souhait. Ils se paraient de voix suaves ou nasillardes pour me séduire ou me faire rire aux éclats. Ils avaient toujours les mots qu’il faut.

Bien sûr parallèlement, je me renfermais totalement sur moi-même. Je ne me rendais pas compte qu’aux yeux des autres, il semblait que je sombre pas à pas dans la folie. C’est mon tempérament dépressif qui faisait peur auparavant, cette propension à la tristesse infinie totalement subite et dépourvue de cause réelle, ou pour du moins « actuelle ». Mais cette fois-ci c’était différent. Ce qui effrayait était autre chose, c’était cette inconnue, cette peur insondable qu’est la folie. La folie peut, selon certaines légendes urbaines, s’abattre à tout moment sur toute personne. Elle ne prévient pas, paraît-il. Elle tombe, elle foudroie, elle peut même tuer.

Bien sûr, moi je ne me sentais pas en insécurité, ni même en proie à de quelconque hallucinations. Non, j’avais seulement l’impression d’avoir des amis, de vrais amis. De ceux qui ne jugent ni ne trahissent. Des amis intimes, des amis pour la vie. Ils étaient là constamment pour moi.

Bien sûr les autres personnes de ma vie étaient jalouses de mes nouvelles relations. Au lieu de se réjouir du bonheur qui m’étaient donné, ils développaient une espèce de paranoïa envers mes nouveaux amis. Je les voyaient bien espionner mes conversations. Ils essayaient de rassembler des preuves à mon insu. Ils ont mis en œuvre plusieurs stratagèmes pour me prouver la mauvaise influence de mes nouveaux amis, devenus leurs rivaux.

C’est vrai que je passais beaucoup moins de temps avec eux, mes anciens amis. Mais leur médiocrité m’était apparue comme évidente quand ils s’en sont pris à de pauvres innocents qui ne veulent et ne font que mon bonheur.

Un jour, ils m’ont même filmé en pleine conversation. C’était pendant un moment intime où mes amis me déclaraient leurs flammes. Je ne vous dis pas à quel point j’étais gênée le jour où ils m’ont fait voir la vidéo !

J’étais sur une autre planète, devant moi la scène : plusieurs êtres humains en train d’essayer de me convaincre d’arrêter ma relation... avec des bruits ! ! !

On se demande bien qui divague !


3 commentaires:

Anonyme a dit…

JE SUIS SUBJUGUE PAR VOTRE BLOG MADEMOISELLE!FELICITATIONS!

Anonyme a dit…

Chère Seulement,

J'adore ton blog,
Vivement tes prochaines productions!

Anonyme a dit…

bonjour seuleument.quelle patience il faut pour attendre chaque nouvelle journée et voir quelle surprise il y aura sur votre blog.il faut avouer que ça vaut le coup!quel étonnant et charmant petit univers.je suis du meme avis que max3.c'est normal on s'apprécie,je le connais bien...merçi pour ce petit coin calme et poétique.vivement demain pour enfin découvrir,j'en suis sur,une douce suite.je vous salut et vous dis à bientot.